Union sportive villeneuvoise
1928 - 2018, 90 ans
400 avenue de Mireval 34750, Villeneuve-lès-Maguelone
04.67.47.25.49
 
 
 
 
 
 

Alexandre Perea-Amat : "L'impression d'avoir une famille jaune et bleu"

L'US villeneuvoise a repris le chemin des terrains début septembre, et même fin août pour certaines équipes. Alors que les seniors et les féminines, derniers en lice, ont lancé leur saison le week-end passé, tour d'horizon du club avec son président, Alexandre Perea-Amat, confirmé dans ses fonctions lors de l'assemblée générale de juillet dernier. Avec un bureau inchangé et un conseil d'administration qui s'est plus encore féminisé. Questions, réponses, c'est parti.
 
La saison 2017-2018 s'est terminée sur un bilan contrasté. Les seniors ont mal fini, les filles ont été en difficultés toute l'année, mais les équipes de jeunes se sont plutôt bien comportées. Quel est votre bilan ?
Effectivement, la satisfaction de la saison dernière se trouve dans la bonne formation de nos jeunes équipes. Nous n'avons pas d'objectif résultat dans le football d'animation, mais je suis fier que nos jeunes aient joué dans les meilleurs tableaux. Une distinction particulière pour nos U12, qui ont disputé la finale départementale. Très heureux également que certains de nos joueurs aient été approchés par des clubs de niveau ligue et le MHSC ; cela montre la qualité de notre formation.
Quant à nos féminines, les U15 ont eu des difficultés car la plupart ne se connaissaient pas et il s'agissait d'une création d'équipe. Cette saison  s'annonce mieux. Manue (Podense, NDLR) connaît son groupe et les joueuses ont gagné en maturité. Les plus jeunes de Touraya (Khayat) et Jean-Marc (Bérenguer) poursuivent leur apprentissage et, cette saison, bon nombre vont jouer en équipe U13. J'en profite d'ailleurs pour lancer un appel aux filles qui souhaiteraient venir s'essayer au football, nous tentons de compléter notre plus petite catégorie. Rappelons également que, l'été prochain, Montpellier accueille la coupe du monde féminine et que l'USV sera associée à cet événement.
 
Reste le cas des seniors...
L'échec de la saison dernière est dans cette catégorie. Et pourtant, cela devait/aurait dû être le meilleur bilan de l'histoire de l'USV. Premiers au mois de Mars et après une rencontre au sommet contre notre dauphin Montarnaud, nous avons été rétrogradés à la dernière place, pénalisés par le mauvais comportement de deux joueurs. Il nous a valu un retrait de 24 points, via le système bonus/malus. C'est frustrant et encore difficile, aujourd'hui, à digérer, tant nous avions travaillé et misé dessus, avec Fabien Cabanes et le bureau de l'USV.
Les U19 avaient un groupe de qualité et, malgré leur bon parcours en coupe, ils n'ont pas réussi à monter en division supérieure. Nos U17 et leur entraîneur Mamoud Sall ont eu du mérite d'arriver jusqu'à la fin de saison ; le nombre de joueurs était pauvre en effectif, mais ils se sont tout de même accroché.
Le point fort également est notre tournoi, que gère le secrétaire du club, Nicolas Coyot. Il commence à être réputé dans l'Hexagone (les inscriptions pour l'édition 2019 sont déjà ouvertes, NDLR). Notons aussi que nos stages pendant les vacances attirent du monde. Ils donnent chaque fois l'occasion aux pensionnaires de progresser rapidement et de bien occuper leurs vacances.
 
"La base du club est notre école de foot"
La nouvelle saison débute avec un club recentré sur son école de foot et une seule équipe senior. S'agit-il de construire quelque chose de solide à partir des plus jeunes ?
Nous voyons les choses différemment avec le bureau, par rapport aux objectifs de la saison dernière. La ligne de progression reste tout de même identique chez nos jeunes : nous nous sommes encore étoffés côté encadrement et le vœu le plus important pour le bureau reste la qualité de la formation. Depuis sa mise en place, il y a trois ans, l'un des exemples est notre équipe U15, qui réunit les valeurs voulues par l'USV ; le jeu produit est en adéquation avec l'esprit que notre directeur sportif veut inculquer. Oui, la base du club est notre école de foot, on souhaite prendre le temps et ne pas se brûler les ailes.
Nos seniors... Il reste réellement deux joueurs de l'équipe première de la dernière saison, les autres ont quitté le navire. L'été fut compliqué pour l'équipe et Roger Mikart a bâti un groupe sain. On sait qu'il faudra du temps, mais je reste confiant pour le championnat. Je connaît l'expérience de Roger et j'espère que nous fêterons la montée en fin de saison.

Une des nouveautés est l'apparition d'une charte du club repensée et d'une commission qui statuera sur les cartons reçus par les joueurs. Pourquoi cette démarche ?
Nous voyons certaines choses d'un autre œil et nous voulons que les joueurs soient plus responsables de leurs actes et de leur comportement. Il en va de l'image du club, de la commune et cette commission interne va nous aider à combattre les écarts de nos licenciés. A chaque mauvais comportement, sur et en dehors du terrain, notre commission recevra le joueur fautif pour discuter avec lui et statuer.

De nouveaux éducateurs ont-ils intégré le club ?
Oui, nous avons créé la catégorie U5 avec Steve Vallier, cinq étudiants de STAPS sont là en U6-U7 (Sandra, Nina, Thomas, Matthias), Julien Cavailles a pris en charge les U8 pour une équipe, Geoffrey Pioch une autre équipe U8, Christian Ramos coache en U9 une équipe et Romain la seconde. En U12, Mickael Sagnes, adjoint l'an passé, a pris du galon et c'est lui qui coach l'équipe. Jean-Marc Fall a également rejoint le duo Manue et Sylvain (Sanna) en féminine ; Stéphane Arbod a fait de même avec Mickael Llorente et Jean-Marie Ponsy.

"A terme, reconstruire une équipe senior"
Fabien Cabanes n'est plus aux commandes de l'équipe fanion. Quel est désormais son rôle ?
Avec le bureau, nous nous inspirons de ce qui se fait dans les clubs et qui fonctionne bien. Il était pour moi évident d'avoir un directeur sportif au club et, lorsque Fabien m'a soumis son idée d'occuper ce poste, j'ai répondu oui sans hésiter. Nous partageons beaucoup d'idées communes et c'est un excellent relais pour le bureau et pour moi avec nos éducateurs.
Il veille à ce que les éducateurs aient le meilleur rendement avec leurs équipes, que les cycles de formation soient respectés, qu'il n'y ait pas de dérive sur les bancs de touche. Il est également là pour pallier certains coachs lorsqu'ils sont absents. Il connaîtra ainsi mieux chacun de nos licenciés et le suivi sera meilleur. Nous pourrons avoir une meilleure préparation de nos équipes U17 et U19 pour la saison 2019-2020.

Quels sont vos ambitions, cette année ?
Les ambitions sportives sont la progression de tous nos licencié(e)s, que toutes et tous aient de bonnes valeurs humaines.
J'espère que nos U10, U11, U12, U13 évolueront au plus haut de leur niveau, que nos U15 atteindront le podium et la montée, que nos seniors accèderont à la divison supérieure. Chez les filles, j'espère que nous serons parmi les meilleures équipes du département, que les plus jeunes prendront du plaisir entre elles et que nos U15 seront prêtes en U17, dans un an. Ma volonté, à terme, serait de reconstruire une équipe senior, dans quelques années.
L'implication de l'USV dans la vie de la commune est également importante à mes yeux. Avec le bureau, nous essayons de collaborer au maximum avec les autres associations et de répondre aux sollicitations de notre mairie. Par ailleurs, quelques parents deviennent plus actifs dans le club et c'est plaisant. J'ai l'impression d'avoir une famille "jaune et bleu".
 

Julien Massif, coach des U19, s'en va entraîner en Excellence, à Jacou

A bientôt 28 ans, Julien Massif coupe le cordon ombilical avec son club de toujours pour une nouvelle aventure, au Sporting club de Jacou. Toujours aux côtés de joueurs de la catégorie U19, ceux qu'il encadrait cette année, mais plus haut, en Excellence, un championnat de ligue.
Il s'agit d'une nouvelle étape dans la formation de ce garçon qui a commencé le football à l’âge de 6 ans à l’Union sportive villeneuvoise, joué dans toutes les catégories d’âge jusqu’en seniors et commencé à entraîner à 14 ans. D'abord adjoint, en charge d'une équipe de tout-petits à 16 ans, il est aujourd'hui détenteur des CFF 1 à 4, avec pour ambition de passer le BMF.
 
D'où t'est venue la passion du football ? Tes proches jouaient-ils ?
Elle est venue dès mon plus jeune âge, je suis baigné dedans depuis tout-petit : les matches à la télévision, que mon père regardait souvent, et ses matches que j’allais voir chaque week-end. Il a joué au football à un très bon niveau, il était gardien. Et moi, j'avais toujours un ballon dans les pieds !
 
Pour quelle raison quittes-tu l'USV pour le SC Jacou ?
J’ai besoin de m’aguerrir, toucher au niveau régional, voir des contraintes différentes, un autre environnement. J’ai cette opportunité d’entraîner en Excellence qui s’est offerte à moi, je ne pouvais pas la refuser. Bien sûr, j’aurais aimé goûter à ce niveau avec mon club, mais ce n’est que partie remise, je l’espère. Cela a été une décision très dure pour moi ; c’est mon club de coeur, mon village, mon enfance et j’avais à cœur de contribuer à son évolution.
 
"Je dois beaucoup à Alex Perea et à mon groupe, cette saison"
Auprès de quels formateurs et quelles choses essentielles as-tu apprises durant tes années de jeune entraîneur à l'USV ?
Il y a le côté technique avec Roger Mikart, qui m’a beaucoup aidé dans mes débuts ; certaines icônes du club qui m'ont aidé pour le côté gestion/relation. Puis ceux qui m’ont fait confiance et donné ma chance. Je dois beaucoup à Joëlle Ojeda, l’ancienne présidente, Thierry Vaillant, autre ancien président.
J'ai tiré le plus d’enseignements du président actuel, Alexandre Perea-Amat. Il m’a entraîné quand j’avais 15 ans. Ensuite, on a entraîné ensemble en senior, avant que je les coache seul une année. Par la suite, je me suis orienté vers les U17 et U19. Je trouve la transition magnifique, comme s’il m’avait donné le flambeau depuis mon plus jeune âge pour suivre son parcours. Je dois beaucoup à cette personne et aux joueurs que j’ai eus cette saison. Je pense que si j’en suis là, c’est grâce à eux, à notre beau parcours en coupe régionale et à notre belle saison en général.
 
Qu'attends-tu de cette nouvelle expérience en Excellence ?
J’ai beaucoup d’attentes sur l’apprentissage de plans de jeu et de techniques différents. Je pense que tout sera différent au niveau du jeu et j’ai hâte de découvrir tout cela de l’intérieur. J’attends aussi beaucoup de mon intégration au sein du club : ça ne m’est jamais arrivé d’intégrer un nouveau club et j’espère exercer dans les meilleures conditions possibles.
 
Quelles sont tes ambitions ?
Revoir sur les terrains des joueurs que j’ai eu entre mes mains, les voir évoluer à un bon niveau, passer des diplômes d’entraîneur toujours plus exigeants, acquérir un maximum d’expérience. On a tous le rêve d’entraîner au plus haut niveau possible ; je le garde dans un coin de ma tête, tant que je ne le touche pas du doigt. 
 
Envisages-tu de revenir à l'USV un jour, partager ce que tu auras découvert ailleurs ?
Bien sûr. Tous ceux qui y sont passés y reviennent ! Je ne pars pas vraiment, mon coeur sera toujours ici. J’ai d’ailleurs choisi un club qui porte les couleurs jaune et bleu.
 

Sarah, 14 ans, buteuse des U15 garçons... et filles

A 14 ans, elle joue indifféremment avec les filles d'Emmanuelle Podence et les garçons de François Serrano et marque dans les deux cas. Treize fois depuis le début de la saison, forte de son positionnement en attaque et de sa grande taille, 1,70 m.
Elle s'appelle Sarah Accoffer et elle témoigne d'une entente heureuse avec Vic-la-Gardiole dans la catégorie U15 et du succès de la mixité pour peu que l'on accepte d'avoir l'esprit ouvert sur cette question. Sarah s'est confiée à ses coaches, François et Stéphane Tronel.
 
Peux-tu te présenter, s'il te plaît, Sarah ?
J'ai 14 ans, je joue au football avec les garçons depuis trois ans et je suis gauchère. Je suis souvent alignée au poste d'ailière gauche ou d'avant-centre, selon la composition de l'équipe.
 
Comment en es-tu venue à jouer au football ?
Depuis petite, j'ai toujours eu un ballon dans les pieds, mais j'ai fini par jouer au tennis. Je l'ai pratiqué sept ans, j'ai été deux fois championne de l'Hérault. Et puis en septembre 2014, mes amis qui jouaient en U13 à Vic-la-Gardiole m'ont proposé de faire un essai : j'ai tout de suite adoré. Depuis ce jour, je ne quitte plus les terrains et j'ai progressé en m'entraînant avec mon père.

"Terminer la saison meilleure buteuse de l'équipe !"
Quels sont tes joueurs et joueuses de football préférés ?
Paulo Dybala, joueur de la Juventus Turin. Il a un talent énorme, il est jeune, vif et technique, il possède une très bonne vision du jeu et ses dribbles et accélérations sont foudroyantes. Neymar, parce que c'est un joueur exceptionnel, Alex Morgan, des Orlando Pride, qui veut devenir la meilleure joueuse du monde, Soukaina Kerchaoui, du MHSC. Elle est très puissante par son physique et son explosivité, très forte dans les un contre un.
 
 Pourquoi as-tu choisi de jouer cette année avec les garçons plutôt qu'avec les filles ?
J'ai commencé avec eux et j'aimerais finir avec eux. Mais je suis aussi très contente d'avoir des retours de l'entraîneur des filles, Emmanuelle Podence. Tout le monde connaît son expérience.
 
Quels sont tes objectifs pour cette saison ?
Ils sont de m'améliorer encore plus et de finir meilleure buteuse avec Anthony Commeigne, parce qu'on se "tire la bourre" !
 
La cohabitation est-elle toujours simple avec les garçons ?
Je ne suis pas toujours respectée sur le terrain, lors des matches, étant donné que je suis la plupart du temps la seule fille. Mais ce n'est pas du tout le cas dans l'équipe et j'en remercie mes coéquipiers. J'essaye de me donner à fond aux entraînements et durant les matches ; mes coéquipiers sont là pour m'encourager à donner le meilleur de moi-même. Et je remercie mon coach de me faire confiance et de croire en mes capacités, car je suis très souvent titulaire.
 

Seniors 1. Entretien avec le capitaine d'une équipe ambitieuse, Cédric Leriche

Cédric Leriche est un homme fidèle. Fidèle à un club dans lequel il a appris à manier le ballon, il y  a presque vingt ans, avant de l'enseigner à son tour aux U15 en 2012-2013. Fidèle à ses copains d'enfance, sans lesquels il n'a jamais imaginé jouer. "C'est pour ça que je ne suis jamais parti", sourit le grand gaillard d'1,84 m et 80 kg, licencié à l'US villeneuvoise depuis 1999 et au sein de laquelle il n'a manqué qu'une saison, 2013-2014.
La blessure au genou qui le laisse alors un an sans jouer, assortie d'une opération et d'une longue convalescence, a brisé d'autres carrières de footballeurs. Pas celle de ce milieu défensif de formation, reconverti ailier gauche puis défenseur central lors du passage en senior. Il joue cette année sa septième saison dans la catégorie, avec une droiture qui a fait de lui un capitaine.
 
Jamais un carton rouge
Jamais un rouge, pas plus d'un jaune par an en moyenne à un poste  pourtant exposé et, cerise sur le gâteau, quelques montées opportunes sur des corners transformés en buts. Une dizaine en sept ans. En clair, à 24 ans, l'homme de base d'une formation de l'USV qui ambitionne plus que jamais de s'extraire des championnats de district. Entretien.

USV-FOOTBALL.FR : même si vous venez d'enregistrer deux résultats nuls, l'équipe première de l'USV fait un remarquable début de saison...
Cédric Leriche : Cette année, l'objectif est clairement la montée en étant champions. En plus, on a un challenge très excitant, puisqu'on est encore invaincu depuis le début de la saison ; toutes les équipes veulent nous faire tomber et ça nous motive encore plus.
 
Qu'est-ce que l'équipe a de plus que précédemment ?
Depuis sept ans que je joue en senior, c'est la première fois que nous avons un groupe aussi complet. Les années précédentes, notre force était le combat physique et la pression imposée à domicile. Mais on se reposait trop sur nos individualités. Cette année, le groupe a été renforcé techniquement, mais aussi par des joueurs d'expérience. Les séances d'entraînements sont plus complètes et plus exigeantes et, en-dehors, le groupe vit très bien ensemble.
Ajoutons à cela le fait que nous avons gardé la quasi totalité de l'effectif, qui avait déjà fait une très belle saison l'an dernier en championnat et un beau parcours en Coupe de France, et notre position est tout sauf une surprise.
 
Une accession qui serait inédite
Comment se traduisent ces qualités sur le terrain, le dimanche ?
Offensivement, on est très efficace et dangereux dans les derniers mètres. Le nombre de penalties obtenus n'est pas anodin. Défensivement, on est vraiment bien en place et on encaisse très peu de buts.
 
La pression de vos rivaux est importante, le classement s'est resserré. Il va falloir gérer ce stress, rebondir après ces nuls frustrants...
Il ne faut pas se focaliser sur notre invincibilité et se rajouter de la pression inutile. Le plus dur reste à venir, il y a cinq six équipes qui peuvent prétendre devenir championne, mais on est plus que jamais en course pour cette accession inédite en Départemental 2. Pour fêter les 90 ans du club, ce serait symbolique !
 
www.​usv-​football.​fr, le 14 février 2018
 

Emmanuelle, de la Ligue des Champions à l'Union sportive villeneuvoise

Tournes. Un petit bourg des Ardennes dans la banlieue de la si jolie Charleville-Mézières. Et "un petit club de village", glisse Emmanuelle Podence, où son papa jouait au football. "Ma soeur et moi le suivions au stade tous les dimanches et nous jouions sans arrêt au foot. Mais à l'idée qu'on en fasse en club, vous imaginez combien ma mère était ravie ! Ils nous ont conduit à un entraînement, un jour, à force d'insister, croyant nous dégoûter. Et ç'a été tout l'inverse, on a adoré."
Si la soeur d'Emmanuelle a joué deux ans sans insister, la jeune femme, drappée ce jour de rencontre dans un long manteau aux couleurs de l'Olympique lyonnais, offert par une copine ex-MHSC, Céline Deville, a fait au contraire une très jolie carrière et traversé la France par amour du foot. Emmanuelle, qui coache depuis quelques mois les U15 féminines de l'US villeneuvoise, passera cinq années, de 9 à 14 ans, au milieu des garçons de l'AS Tournes, en mixité totale. Le mieux pour des filles, estime-t-elle encore, aujourd'hui : "Si elles pouvaient toutes débuter ainsi, le niveau serait tout autre. Le jeu va plus vite, c'est plus fort, il faut aller au contact, c'est une bonne école, on en sort plus complète." Au point que lorsque la présidente de Saint-Mémmie (Marne) la repère et propose à son papa de rejoindre l'équipe première du club en N1A, la jeune fille sera "un peu réticente. Je pensais que le niveau n'allait pas être bon. Je me trompais."
 
Le hold-up parfait à Francfort
A 15 ans, l'adolescente milieue offensive saute d'un championnat de ligue masculin au plus haut niveau féminin, joue à Toulouse, Lyon, "avec des femmes parfois âgées de 10 ou 15 ans de plus que moi", sans appréhension. "Je ne suis pas quelqu'un qui a trop peur...", sourit-elle. Derrière, c'est au centre de formation de Clairefontaine qu'elle entre, bac littéraire en poche, en parallèle à ses années de Staps, à la fac. "J'ai débarqué à Montpellier à 20 ans. Le club s'appelait d'ailleurs Montpellier-Le Crès, c'était juste avant qu'il soit repris par Montpellier-Hérault. J'y suis restée cinq ans."
Dans son escarcelle, l'Ardennaise glisse deux titres de championne de France, plusieurs coupes nationales et touche au sommet en Coupe féminine de l'UEFA, saison 2005-2006, l'ancien nom de la Ligue des Champions féminine. A Francfort, la référence de l'époque, le MHSC commet "le hold-up parfait", s'imposant 1-0 en demi-finale. Mais au retour, dans un stade Joseph-Blanc de Villeneuve-lès-Maguelone qui n'a peut-être jamais connu pareille affluence, le rêve vire à la tristesse sur une défaite 2-3 et un penalty manqué dans les dernières minutes.
 
L'entraîneure-joueuse
L'aventure d'Emmanuelle Podence avec le MHSC va toucher à sa fin, mais le lien demeurer avec Villeneuve-lès-Maguelone. Elle y est de retour en fin de carrière comme entraîneure-joueuse d'un groupe qui briguera plusieurs fois l'accession en D2, reste deux ans au club comme contractuelle, encadrant les jeunes avec son brevet d'Etat 1er degré, s'en éloigne, devient référente jeunesse à la mairie de Juvignac, où elle est désormais fonctionnaire, et revient à nouveau en septembre dernier.
"Je connaissais Alex Perea-Amat. Il m'avait sollicitée une première fois, mais j'avais refusé. Il m'a relancée et proposé de m'occuper des filles. C'est un niveau que je ne connaissais pas, j'ai dit pourquoi pas..."  Le club ne s'en plaindra pas, une telle expérience est un trésor qui ne pourra que lui profiter.
www.​usv-​football.​fr, le 7 février 2018
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'actualité

Stage de Toussaint : 58 stagiaires réunis pour quatre jours
Proposé au prix de 100€ pour quatre journées, le stage de football et futsal programmé du 22 au 26 octobre 2018 a alterné football et futsal. Petit retour en image en page Actualités.